Que faire, quand on traverse une période « sans » ? Pas une période triste pour autant, mais un moment d’inconfort, de durée variable, où l’enthousiasme se tarit, les idées viennent à manquer, les doutes surgissent ?

 

Difficile d’être perpétuellement en mode « créativité » quand on éteint des incendies, difficile de mesurer les implications de choix cruciaux quand ceux-ci doivent être posés dans la minute ou presque, difficile de trancher quand l’avenir est plus qu’incertain et que la vie nous chavire dans des tournants en épingle.

 

La clé, celle qui marche un peu, pour moi, en tout cas, est d’accepter ce temps de jachère, ces secousses temporaires, et de ne surtout pas résister à ce mouvement qui nous entraîne vertigineusement vers l’inconnu. On parle beaucoup du « lâcher-prise », mais ce terme, en dehors du fait qu’il est utilisé à tort et à travers, génère beaucoup d’inquiétude. On envisage d’emblée qu’il faut ne plus rien faire du tout. Et notre ego déteste.

 

Il s’agirait plutôt d’accompagner le mouvement… de ne pas se raidir, dans une posture intérieure de résistance à ce qui aura malgré tout raison de nous. De rester souple, curieux et ouvert à ce qui vient. Il est plus que probable que cette bourrasque ou cette tornade aie finalement pour effet de nous laisser rincés, certes, mais disponibles pour du neuf, comme s’il fallait accepter de perdre ses repères et son confort (illusoire souvent) pour faire place nette, rendre fertile cette terre épuisée.

 

Le truc, c’est de se concentrer sur ce qui est sous notre contrôle à chaque instant. Poser l’action juste au moment juste. Sans chercher à savoir, sans anticiper, sans tenter de vouloir toujours tout comprendre… accepter de lâcher la rive du connu pour aller de l’autre côté, se laisser porter par le courant, laisser le flux de la vie circuler.

Lâcher prise, c’est cela : s’en remettre la Vie mais l’aider à nous porter.

 

A bientôt, ici ou ailleurs !

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